Lors des consultations entreprises pendant le projet « Deschênes sur la mappe » les résidents ont clairement exprimé le désir de voir reconnaître et protéger les espaces verts entourant notre quartier.  Ces espaces verts représentent une ressource de très haute valeur pour nous et pour la Ville de Gatineau, attirant de nombreux visiteurs en vélo et en auto.

Le Club des ornithologues de l’Outaouais (COO) a entrepris un inventaire des espèces d’animaux (oiseaux, poissons, mammifères etc) et de plantes de nos espaces verts.  D’après les résultats il a y une diversité étonnante d’espèces sauvages dans nos espaces verts, et nous espérons que les résultats de cette étude jetteraient les bases pour la conservation des écosystèmes.  


Nos trésors naturels:  

Les terres humides 

sont les écosystèmes les plus riches du Canada. Elles le sont autant que bon nombre de forêts tropicales et encore plus que de bonnes terres agricoles. La forte productivité végétale des zones humides maintient des centaines d’espèces différentes en vie et offre un habitat essentiel de reproduction et d’élevage à une faune très hétérogène. En outre, les zones humides font office de systèmes naturels de purification de l’eau en enlevant les sédiments, les éléments nutritifs et les toxines de l’eau. Elles amenuisent également les incidences des inondations.

La perte de terres humides est essentiellement causée par leur transformation en terres agricoles. En effet, ce phénomène est responsable de la destruction de 85 % des terres humides depuis le début du XIXe siècle. La construction de lotissements et de routes, les droits de passage des sociétés de services publics et l’aménagement de vastes terrains contribuent également à la disparition des terres humides. La réglementation liée aux niveaux de l’eau a également causé le rétrécissement des zones humides et une réduction concomitante de la diversité végétale et du nombre d’espèces végétales.


Les rapides Deschênes

Il ne reste qu’un ensemble de rapides importants sur tout le parcours de la rivière des Outaouais qui soit intacte et n’ait pas subi les conséquences de la présence d’un pont, de la construction d’un barrage hydroélectrique ou du développement industriel : il s’agit des rapides Deschênes, qui descendent à toute allure du Lac Deschenes à travers un filon de grès, produisant une large zone d’eaux bouillonnantes qui ne gèlent jamais en hiver. Ce n’est pas par hasard que les rapides retiennent la seule vaste étendue d’herbe des rivières rares à l’échelle nationale de la rivière des Outaouais – autrefois commune dans d’autres secteurs d’eaux vives vierges de la rivière. Cet énorme « poumon de la rivière » sert aussi d’habitat à une importante population de sauvagine en hivernage, ainsi qu’à des rapaces rares (notamment, les faucons gerfaut certains hivers) qui s’y nourrissent. Ces derniers rapides naturels de la rivière des Outaouais ont été menacés de disparition par la construction d’un pont interprovincial et le développement industriel pendant presque un siècle, mais ils ont été protégés à plusieurs reprises grâce aux interventions assidues de plusieurs groupes de citoyens de la rivière des Outaouais.